L’art du toucher
Massage avec Marine
Dans un cours, l’attention se construit activement. On cherche un appui, on suit un souffle, on remarque qu’une épaule a repris sa vieille habitude. C’est un travail, et c’est le vôtre : personne ne peut le faire à votre place. Sur une table de massage, le mouvement s’inverse. Vous n’avez plus rien à chercher. Quelqu’un d’autre s’occupe du geste, et il ne vous reste qu’à sentir. Ensemble, on installe une présence détendue, confiante. Le relâchement ici n’est pas une récompense qu’on obtiendrait après l’effort : c’est un état d’où l’on perçoit autrement, et beaucoup de choses ne deviennent sensibles qu’à partir de là.

Je crois que ces deux chemins mènent au même endroit : une attention à soi, au mouvement, à ce qu’on décide ou accueille. Ce que j’observe le plus souvent sur la table, c’est cela : des zones qu’on avait cessé d’habiter reviennent dans la carte du corps.C’est pour cette raison que proposer des massages dans un espace dédié au yoga me semble juste. Il ne s’agit pas d’ajouter un soin de confort à côté de la pratique, mais de poursuivre le même travail par d’autres moyens. L’art du toucher n’est pas une parenthèse dans une vie attentive, c’en est une autre porte d’entrée.

Rendre cela accessible compte beaucoup pour moi, et je ne parle pas seulement d’argent. J’ai passé des années auprès des publics du champ social où j’ai appris que l’obstacle le plus tenace n’est pas toujours le prix mais souvent le sentiment qu’une pratique n’est pas faite pour soi. Se faire masser demande de confier son corps, le plus souvent à quelqu’un qu’on n’a jamais vu, dans un lieu qu’on ne connaît pas. Ici, rien de tout cela. Vous connaissez la maison et vous me connaissez, j’y enseigne depuis bientôt trois ans. On vient avant le cours ou après le travail, dans l’état du jour, s’offrir un temps avec soi où il n’y a rien à faire, rien à réussir, rien à décider.
À partir d’octobre, je proposerai trois soins au studio.
- Le kobido, soin traditionnel japonais du visage, cette interface au monde qui sourit, fronce, reçoit les regards et vieillit avec nous.
- L’abhyanga, massage ayurvédique à l’huile de sésame chaude, qui travaille l’ancrage et le délestage à la fois.
- La relaxation coréenne, massage habillé fait de bercements, d’ondulations et de vibrations, où l’on est mis en mouvement plutôt que d’avoir à bouger : précieux dans les périodes où l’on stagne.
Les abonné·es de Satya bénéficient d’un tarif préférentiel. N’hésitez plus prenez rdv–> les jeudis et Dimanches entre 15h30 et 17h30 voir les tarifs
Marine à soi yoga